Certains d'entre vous avez peut-être remarqué dernièrement l'émergence de l'expression "Mouvement francophone" dans le lexique de l'ACFA.
Une question a été posée lorsqu'on organisait les associations, institutions, agences et partenaires qui contribuent à l'avancement du fait français en Alberta.
Comment est-ce qu'on s'appelle?
Souvent, on parle de "communauté" et personne ne sait de quoi on parle: est-ce les organismes communautaires? est-ce les villes, villages et quartiers? est-ce la population de langue maternelle française en Alberta? C'est un terme difficile à cerner.
De plus, communauté est un mot qui devient de moins en moins pertinent. Les jeunes et les Francophones nouvellement arrivés en particulier trouvent que "communauté" fait bingo, salle paroissiale, mon oncle et ma tante. C'est un obstacle à "l'accrochage" qu'on désire.
Il y a aussi le fait que les institutions (écoles, universités, hôpitaux) et les prestataires de services (centres d'accueil, d'emploi, de petite enfance) croient que l'expression "organisme communautaire" ne s'applique pas nécessairement à eux. Un mouvement peut englober des entreprises, des fonctionnaires des comités; ce n'est pas juste les OSBL ou les franco-fous. L'important c'est le mandat, pas le secteur de la société.
Donc lors d'une rencontre récente ou on travaillait sur une vision commune pour tout ce beau monde là, on s'est posé la question: comment on s'appelle?
L'expression qui englobe le mieux tout ce beau monde là, c'est le Mouvement francophone de l'Alberta. Le mot "Mouvement" dénote l'action et le dynamisme. Ça ressemble de plus près le langage contemporain d'activisme social. N'importe qui qui milite de près ou de loin, fortement ou indirectement, doit se voir comme faisant partie d'un "mouvement". Si on ne s'y voit pas, on est probablement pas dans le bon business.
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